Les sports de combats, les arts martiaux mixtes, aussi durs sont-ils, nous les pratiquons car quelque chose de cette pratique nous fait vibrer.

On y passe tous, car se maintenir sur le haut, ce n'est pas ce qui se passe dans la vie, pour personne. Des sentiments et des émotions, tels le doute sur nos choix et nos actions, la crainte d'échouer, de décevoir, la nostalgie des moments d'un bonheur partagé, la tristesse de ce qui n'est plus, en font partie.
Une fois que l'on a dit cela, le sport, les sports de combats, et en particulier, les arts martiaux que nous pratiquons ; pourquoi le faisons-nous ?
Nous pratiquons car quelque chose de cette pratique nous fait vibrer, nous fait plaisir, nous anime et nous permet de nous renforcer mentalement, et bien d'autres choses positives y sont associées pour notre bien être intérieur. Même la blessure physique - ah ces fameux croisés - nous renforce. Une forme d'équilibre s'installe en nous, pour nous-même. C'est personnel, c'est uniquement nous même face à un miroir, une introspective pour nous guider dans notre vie. C'est la force de la pratique martiale, un pouvoir qui va au-delà de la simple activité physique et sportive que cela peut signifier au départ.
Cependant la vague ne disparaît pas, on pratique sans rien lâcher et ainsi on apprend à surfer avec elle.
C'est un cadeau, c'est celui que j'ai offert à mon fils. Je peux l'offrir à quiconque qui s'ouvre suffisamment pour suivre ce chemin, aussi dur soit-il, aussi long soit-il, aussi frustrant soit-il, aussi mystérieux soit-il !

Par contre, la pratique ne doit pas connaître de pause - pas trop longue du moins -, elle est là pour parcourir la vague, même dans la descente ; ce qui permettra de la remonter avec de nouvelles richesses intérieurs.
Le plus important, c'est de maintenir dans l'axe de notre trajectoire, nos valeurs morales, notre engagement dans la pratique, notre abnégation dans la douleur, nos remerciements indéfectibles à nos pères.
DC



